L'informatique fantôme n'est pas un gros problème si vous gérez les données
Les services informatiques luttent depuis de nombreuses années contre le phénomène du « shadow IT », craignant qu'il ne leur fasse perdre le contrôle de l'environnement technologique de l'entreprise et ne diminue l'importance du personnel informatique. Il est peut-être temps d'adopter un autre point de vue. Le shadow IT n'est pas nécessairement un problème (il peut même être une bonne chose) si l'on gère efficacement les données.
Qu'est-ce que le « shadow IT » ?
Depuis des décennies, il existe une « conception » des rôles que doivent jouer les services informatiques et les services opérationnels en matière de technologie au sein d’une entreprise. Le service informatique est le fournisseur de technologie, tandis que les utilisateurs opérationnels en sont les consommateurs. Les services opérationnels communiquent leurs besoins au service informatique sous forme d’exigences, et ce dernier détermine ensuite quels systèmes mettre en place pour y répondre. Ce modèle fonctionnait bien à une époque où les décisions technologiques étaient complexes, où l’installation de systèmes informatiques était coûteuse et où les utilisateurs opérationnels n’étaient pas familiarisés avec la technologie.
Le « Shadow IT » n’est en réalité rien d’autre que le fait pour les utilisateurs professionnels de prendre eux-mêmes des décisions technologiques. Avec la prolifération des solutions SaaS et d’autres composants technologiques disponibles dans le commerce, qui peuvent être achetés par carte de crédit et mis en place en quelques minutes, les utilisateurs professionnels se sentent habilités à faire des choix technologiques et à adopter de nouveaux systèmes sans consulter le service informatique. Pour des raisons évidentes, le personnel informatique considère ce comportement comme une menace et lui a attribué une étiquette (et une connotation négative) de pratique obscure et douteuse. Il est peut-être temps de faire la lumière sur le « shadow IT » et d’accepter que (dans de nombreuses entreprises) il s’agit désormais d’un comportement courant.
Le rôle des logiciels et des données a évolué. La dernière décennie a bouleversé ce paysage et a conduit à l'émergence de fonctions de « shadow IT ». Aujourd'hui, les besoins en matière d'intégration se sont multipliés, parallèlement à l'explosion du nombre d'appareils, d'applications et de sources de données. Dans le même temps, les entreprises exigent un retour sur investissement rapide ; elles ont besoin d’outils faciles à prendre en main, à déployer, à surveiller et à réparer au fil du temps. Cela oblige les entreprises à se tourner vers d’autres ressources que les seuls spécialistes de l’intégration pour gérer les intégrations ; elles recherchent des outils d’intégration dotés d’une expérience utilisateur (UX) et d’une interface utilisateur (UI) distinctes afin support besoins de différents profils d’utilisateurs, allant d’une UX hautement codée à une UI peu ou pas codée pour support besoins des analystes métier ou des utilisateurs métier moins expérimentés.
Autrefois, les logiciels étaient considérés comme un actif de l'entreprise, un élément dans lequel on investissait, que l'on gérait au sein d'un portefeuille, dont on suivait le cycle de vie et auquel on attribuait une contribution à la création de valeur. Les données n'étaient qu'un sous-produit de l'interaction des utilisateurs avec les logiciels. Avec le SaaS et les logiciels prêts à l'emploi peu coûteux, la situation s'est inversée. Fonctionnalités logicielles Fonctionnalités en effet jetables : les coûts de changement sont faibles et de nouvelles options apparaissent chaque jour. Les entreprises prennent conscience que les données (en revanche) constituent un actif à la valeur durable, même si le logiciel qui les a générées a disparu.
Il est temps pour les services informatiques d'adopter leur charte de l'information
Les services informatiques ont toujours eu pour double mission de gérer à la fois l'information et la technologie au sein de l'entreprise. À l'époque où la technologie constituait un défi majeur et un atout stratégique, il était logique que les services informatiques se concentrent sur le matériel et les logiciels. Maintenant qu'il est clair que c'est dans les données que réside la véritable valeur stratégique, il est peut-être temps pour les services informatiques de se consacrer davantage à la partie « information » de leur mission et de laisser les utilisateurs métier prendre eux-mêmes davantage de décisions technologiques. Si les services informatiques parviennent à mettre en place un ensemble de processus permettant de collecter et de gérer les données créées, modifiées et utilisées dans la multitude d'applications auxquelles ont recours les utilisateurs professionnels, l'informatique parallèle ne sera plus un problème majeur ni un sujet de stigmatisation.
Actian Data Connect est une plateforme d'intégration hybride qui permet à tout un chacun d'intégrer n'importe quoi, n'importe où et n'importe quand, y compris tous les appareils technologiques et composants logiciels que les utilisateurs professionnels introduisent dans l'environnement de votre entreprise. En gérant plus efficacement les connexions de données, vous pouvez mieux exploiter les ressources qui créent une réelle valeur ajoutée pour l'entreprise, tout en offrant aux utilisateurs professionnels la liberté dont ils ont besoin pour faire leurs propres choix technologiques en toute autonomie. Le « shadow IT » ne doit pas nécessairement être une source d'inquiétude : il peut constituer un outil puissant pour favoriser l'agilité de l'entreprise. Pour en savoir plus, rendez-vous sur DataConnect.